
Bien vieillir se prépare : en Andorre, la méthode Wellnespirit
3 novembre 2026
Anne Champroux : retrouver de l’élan au travail, sans recette toute faite
4 novembre 2026Avant d’arriver dans sa boîte, ce savon a mûri 768 heures. Le chiffre résume bien Senasuni, la boutique parisienne fondée par Sena Baelen : ici, la cosmétique coréenne ne se choisit pas sur la foi d’une tendance. Chaque soin est déniché en Corée, testé, puis seulement proposé au public français. Rencontre avec une marque qui préfère les petites maisons artisanales aux best-sellers du moment.
De la Corée à Paris, en passant par le Danemark

Sena Baelen a quitté la Corée en 2017. Elle vit environ deux ans au Danemark, puis pose ses valises en France. Le projet Senasuni, lui, a pris son temps : plus de deux ans de réflexion avant l’ouverture de la boutique en ligne, en février.
Ce temps long a une raison. Depuis la France, la fondatrice a vu l’intérêt pour la K-beauty grimper très vite. Avec l’abondance est venue la confusion : des centaines de références, des promesses qui se ressemblent, et peu de repères pour distinguer un soin bien formulé d’un simple effet de mode.
Sa double culture, coréenne et française, lui donne un avantage rare pour faire ce tri. Elle sait lire une étiquette à Séoul et comprend ce que cherche une cliente à Paris.
Comment Senasuni choisit ses soins coréens
Plutôt que de référencer les marques que tout le monde connaît déjà, Sena Baelen part chercher elle-même des maisons plus confidentielles. Souvent artisanales, elles travaillent avec un savoir-faire transmis de longue date et une vraie attention portée à la peau.
Aucun produit n’entre au catalogue sans avoir été testé. Les critères sont clairs : la qualité de la formule, sa composition, les sensations qu’elle laisse à l’application, et la philosophie de la marque qui la fabrique. Qu’un soin soit tendance ne suffit pas. Qu’il soit célèbre non plus.
Jaunkyeol, la routine coréenne en trois gestes

La K-beauty traîne une réputation de routines à rallonge, avec leurs couches qui s’empilent matin et soir. Senasuni prend le contre-pied. Ses soins sont polyvalents, composés principalement d’extraits végétaux, sans ingrédients superflus.
La ligne Jaunkyeol en est le meilleur exemple. Tout commence par un savon essence pack vegan, élaboré à partir de 13 plantes médicinales traditionnelles. Elles sont lentement décoctées puis maturées pendant 768 heures, soit 32 jours. Le savon nettoie, mais peut aussi s’utiliser comme masque.
Il convient à toute la famille dès 3 ans, aux peaux jeunes sujettes aux imperfections comme aux peaux plus matures. Il aide aussi à préserver l’hydratation, même là où l’eau est calcaire, ce qui n’est pas un détail dans bien des régions de France.
Viennent ensuite un sérum et une crème aux plantes coréennes, vegan eux aussi, qui contiennent des actifs reconnus pour aider à prévenir et à atténuer les rides. Trois gestes, pas un de plus, réunis dans une routine complète. Ces soins sont vendus aux particuliers et proposés dans des spas sélectionnés.
Les nouveautés : les disques DIVME et le masque GASH
Senasuni ne se limite pas à une seule maison. Deux nouvelles marques coréennes ont récemment rejoint la boutique.
Les disques de soin DIVME ressemblent à des cotons toniques, mais travaillent comme un masque. La boîte contient 70 disques imbibés de 170 ml d’ampoule. Leur structure à trois couches retient généreusement une essence qui associe deux extraits végétaux issus de cultures cellulaires et de l’eau de racine d’angélique coréenne. Le principe est simple : on pose un disque uniquement là où la peau en a besoin (contour des yeux, front, joues) et on continue sa journée, au bureau comme à la maison.
Le masque GASH Air Bubble Triple Super Repair, présenté comme numéro un chez Olive Young en Corée, est proposé pour la première fois en France. Sa mousse fine pénètre rapidement, hydrate et aide à apaiser les peaux sensibles.
D’autres références sont en cours d’enregistrement européen, dont une brume et un masque hydrogel au collagène PDRN.
Une boutique en ligne qui va à la rencontre du public
Senasuni vend sur Internet, mais sa fondatrice tient au contact direct. Sena Baelen participe à des événements culturels et régionaux pour présenter ses produits, répondre aux questions et parler de la Corée autant que de soins.
C’est aussi la direction que prend la marque. À terme, Senasuni veut aller au-delà de la beauté pour faire découvrir la mode, l’art de vivre, le bien-être et la santé en Corée, avec les habitudes et la culture qui les accompagnent. Une croissance pensée pas à pas, fidèle à la même exigence : ne proposer que des soins dont elle est sûre.
En pratique
Boutique en ligne : senasuni.com
Instagram : @senasuni_korea
Questions fréquentes
Qu’est-ce que Senasuni ? Une boutique en ligne parisienne de cosmétiques coréens, fondée par Sena Baelen. Elle sélectionne et teste des soins issus de maisons coréennes souvent artisanales, avant de les proposer en France.
Qu’est-ce que la gamme Jaunkyeol ? Une routine coréenne en trois gestes : un savon essence pack, un sérum et une crème à base de plantes. Le savon est élaboré à partir de 13 plantes médicinales traditionnelles, décoctées et maturées pendant 768 heures.
Les soins Jaunkyeol sont-ils vegan ? Oui, le savon, le sérum et la crème sont vegan.
Peut-on utiliser ces soins en famille ? Le savon Jaunkyeol convient à toute la famille dès 3 ans.
Où trouver les produits Senasuni ? Sur senasuni.com, dans des spas sélectionnés et lors des événements où la fondatrice présente la marque.




