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10 juin 2026Sophrologue installée à Montesson, forte de plus de quinze ans d’expérience dans le monde de l’entreprise, Claire Lebleu accompagne les individus et les organisations autour d’une conviction simple : ralentir n’est pas moins produire. C’est souvent le contraire. Rencontre avec une praticienne dont l’approche pragmatique et bienveillante place la prévention au coeur de tout.
Un ancrage dans le réel : quinze ans d’entreprise avant la sophrologie
Ce qui distingue d’emblée Claire Lebleu, c’est la profondeur de son expérience terrain. Avant de devenir sophrologue, elle a passé plus de quinze ans dans le monde de l’entreprise, en tant que manager dans un grand groupe de services en ressources humaines. Engagée, performante, confrontée aux réalités du management, de la pression des résultats et des exigences des organisations modernes.
C’est cette expérience qui nourrit aujourd’hui chacune de ses interventions. Quand elle accompagne un responsable RH épuisé, un manager pris en étau entre sa direction et ses équipes, ou un dirigeant qui sent que quelque chose doit changer, elle sait de quoi il parle. Pas en théorie. En pratique. Cette connaissance fine des réalités vécues par les collaborateurs, les managers et les dirigeants est le socle sur lequel repose toute sa pratique.
Pendant quatre ans, elle se forme, cherche, et crée le podcast Le Bon Tempo, dans lequel elle interroge des femmes et des hommes qui ont choisi des rythmes de vie plus respectueux d’eux-mêmes. Elle développe une expertise en prévention des risques psychosociaux, construite sur le terrain, avant de s’installer comme sophrologue. Un parcours cohérent, au service d’une mission claire.
La sophrologie, bien au-delà des idées reçues
La sophrologie souffre encore d’une image floue dans l’esprit du grand public : vaguement ésotérique, réservée aux personnes fragilisées, difficilement compatible avec les environnements professionnels exigeants. Claire Lebleu prend le contre-pied de cette représentation à chaque séance, à chaque intervention en entreprise.
Ce que la sophrologie propose, c’est un travail psychocorporel structuré, qui s’appuie sur trois leviers complémentaires : la respiration consciente, la relaxation dynamique et la visualisation. Trois outils simples en apparence, redoutablement efficaces pour réguler le système nerveux autonome, apaiser les tensions accumulées et restaurer un état d’équilibre global.
« La sophrologie n’est pas une solution magique. Elle permet avant tout d’aider chacun à réapprendre à écouter son rythme, à ajuster ses habitudes, à réaligner son mode de vie avec ses besoins réels. Mon rôle est d’accompagner les personnes dans cette transition, jusqu’à ce qu’elles deviennent progressivement autonomes. »
C’est cette vision qui oriente toute son approche : pragmatique, bienveillante, ancrée dans le réel. Loin du protocole unique, la sophrologie de Claire Lebleu est un outil vivant, ajusté en permanence au profil, au rythme et aux besoins réels de chaque personne accompagnée.
Un accompagnement individuel adapté à chaque situation
Ce qui frappe dans la pratique de Claire Lebleu, c’est son refus du protocole unique. Pour un adolescent qui vit mal la pression du lycée, le travail portera sur la confiance en soi et l’ancrage. Pour un cadre en prévention d’épuisement, sur la régulation des émotions et la gestion de l’énergie. Pour un artiste avant une première, sur la préparation mentale et la libération du trac. La technique est la même. L’intention est personnalisée.
Les séances se déroulent en cabinet à Montesson ou en ligne. Et sur ce point, Claire Lebleu est formelle : la distance ne compromet pas la qualité de l’accompagnement. Les séances en ligne permettent de maintenir un suivi régulier, sans contrainte géographique, pour les personnes à mobilité réduite, les agendas chargés ou ceux qui vivent loin de Montesson. Ce qui compte avant tout, c’est la qualité de la relation qui se construit entre le sophrologue et la personne accompagnée. Le lieu est une question de format. La relation est une question de fond.
« On parle de santé mentale, pas de maladie mentale. Je veux donner de l’élan, montrer que d’autres chemins existent. »
Prévenir l’épuisement professionnel : un enjeu de santé publique
Les chiffres sont là, et ils ne mentent pas. Selon les données de l’INRS, le stress au travail est aujourd’hui la deuxième cause de maladie professionnelle en France. Et le burnout est désormais reconnu comme un syndrome d’épuisement professionnel à part entière par l’Organisation Mondiale de la Santé.
Ce que Claire Lebleu pointe avec acuité, c’est la fragilité de la phase de retour : « Aujourd’hui malheureusement, 20 % des personnes qui reviennent au travail après un burnout rechutent dans l’année, lorsque les conditions de reprise ne sont pas suffisamment sécurisées. » Un chiffre qui dit tout sur l’enjeu de la prévention primaire : celle qui intervient avant la crise, pas après.
C’est précisément là que se situe une part importante de son activité. Ne pas attendre que la situation se dégrade pour agir. Travailler en amont, avec les individus comme avec les organisations.
Des interventions en entreprise au coeur de l’activité
Son expérience de terrain lui a ouvert les portes des organisations. Claire Lebleu intervient régulièrement en entreprise autour de trois axes complémentaires : la sensibilisation des équipes à la santé mentale au travail, la formation des managers à repérer les signaux faibles avant qu’ils ne deviennent des crises, et l’accompagnement à la performance durable.
Elle accompagne les responsables RH et les dirigeants qui souhaitent construire des environnements de travail plus durables, sans sacrifier la performance. Elle forme les managers à intégrer le bien-être comme un levier de résultats, et non comme une contrainte supplémentaire. Et elle intervient lors des reprises de poste après arrêt, pour sécuriser les transitions et éviter les rechutes.
Sa conviction, portée par quinze ans de terrain : les organisations qui investissent dans le bien-être de leurs collaborateurs obtiennent de meilleurs résultats, moins d’absentéisme, plus d’engagement. Ralentir ne signifie pas moins produire. C’est souvent le contraire.
« Prendre soin de l’individu au travail, c’est aussi prendre soin de la société dans laquelle on veut continuer à vivre. »
C’est ce message que Claire Lebleu porte, en cabinet, en entreprise et dans son podcast Le Bon Tempo. Avec une énergie qui surprend, pour quelqu’un dont le sujet pourrait sembler anxiogène. Mais c’est peut-être là son vrai talent : transformer un territoire qui fait peur en terrain d’espoir.




