
Elunaya : accompagner les femmes de la grossesse à la renaissance
25 mars 2026Il y a des professionnels de santé mentale qui restent enferrés dans une école, une méthode, un cadre théorique figé. Erika Macédot-Guillaume n’en fait pas partie. Psychanalyste certifiée, membre de la Fédération de Psychanalyse Intégrative de Bordeaux, elle reçoit dans son cabinet du centre-ville les enfants, les adolescents, les couples, les familles et les femmes traversant un parcours périnatal. Son fil conducteur : s’adapter à la personne qui est en face d’elle, pas l’inverse.
Une approche qui évolue avec le patient
Formée pendant cinq ans à l’Institut de Psychanalyse Intégrative de Bordeaux, Erika Macédot-Guillaume a nourri sa pratique par la lecture des grands auteurs fondateurs : Freud, Klein, Dolto, Mahler, Lacan, Winnicott. Mais elle se défend de s’y enfermer. Son approche est intégrative au sens propre : elle étudie, observe, et adapte les outils thérapeutiques en fonction de chaque patient, de son histoire, de ses besoins du moment.
« Je m’ouvre à tout. Je n’ai pas un courant unique. Ce qui compte, c’est ce qui permet à la personne d’avancer. » Cette posture n’est pas anodine dans un milieu où les débats d’école peuvent être vifs. Elle témoigne d’une conviction profonde : la thérapie est avant tout un outil au service de l’humain, pas un dogme.
Elle maintient par ailleurs une analyse personnelle depuis plusieurs années et bénéficie d’une supervision régulière dans le cadre de sa pratique, deux exigences déontologiques qu’elle considère non négociables pour exercer avec rigueur.

Troubles DYS : repérer, orienter, accompagner
Erika Macédot-Guillaume se forme en parallèle sur les troubles DYS, une réalité qui touche un nombre considérable de patients, enfants comme adultes. Selon la Haute Autorité de Santé, les troubles DYS concernent près de 8 % des enfants d’âge scolaire en France. La Fédération Française des DYS évalue même à environ 10 % la proportion de la population touchée toutes formes confondues, soit près de 7 millions de personnes. Un enfant par classe en moyenne, souvent non diagnostiqué.
Car c’est là le vrai problème : beaucoup d’enfants traversent leur scolarité avec un trouble non reconnu, catalogués comme « paresseux », « peu concentrés » ou « en difficulté », sans que personne ne cherche plus loin. Selon l’Inserm, près de 20 % des enfants non diagnostiqués rencontrent des échecs scolaires répétés qui affectent durablement leur estime de soi.
Le rôle d’Erika n’est pas de poser un diagnostic médical, ce qui n’est pas de son ressort. C’est de repérer les signes, d’en parler avec l’enfant et sa famille, et d’orienter vers le spécialiste compétent pour que le trouble soit officiellement reconnu. Parce que cette reconnaissance change tout : accès aux aménagements scolaires, prise en charge adaptée, insertion professionnelle future. L’enfant qui sait pourquoi il fonctionne différemment peut enfin cesser de se croire moins capable.
Autisme : travailler en lien avec les structures spécialisées
En parallèle, Erika Macédot-Guillaume poursuit une spécialisation sur l’autisme. Là encore, elle ne travaille pas en solo. Pour les enfants ou adultes présentant des signes évocateurs d’un trouble du spectre autistique (TSA), elle s’appuie sur le réseau des structures spécialisées qui existent à Bordeaux et en Gironde pour amorcer le diagnostic. Son rôle : être un premier point de contact accessible, reperer, et orienter vers les bons interlocuteurs.
L’autisme concerne selon le gouvernement français entre 1 et 2 % de la population, avec une tendance à la hausse des diagnostics depuis une vingtaine d’années. De nombreux adolescents et adultes n’ont jamais été diagnostiqués, vivant avec des difficultés sans nom ni prise en charge adaptée. Disposer d’un professionnel capable de repérer et d’orienter efficacement, avant même le parcours diagnostique officiel, représente souvent un gain de temps et de souffrance considérable pour les familles.

Maternité : ce que les femmes n’osent pas dire
C’est peut-être l’angle le plus singulier de la pratique d’Erika Macédot-Guillaume : l’accompagnement périnatal. Elle reçoit les femmes avant, pendant et après la grossesse, y compris celles qui traversent un parcours de PMA. Et elle accueille aussi les pères, parce que la maternité ne se vit pas seule dans un couple.
Ce qu’elle observe le plus souvent n’est pas toujours ce qu’on imagine. Oui, il y a les angoisses classiques, les doutes sur sa capacité à être une « bonne mère ». Mais il y a aussi quelque chose de plus silencieux, de plus tabou : des femmes qui ne ressentent pas le lien attendu avec leur bébé. Qui n’éprouvent pas ce sentiment d’évidence que la société leur présente comme naturel. Certaines n’ont pas ou peu le désir d’être mère, mais n’osent pas le formuler. D’autres ont vécu un traumatisme qui a brisé quelque chose dans ce lien avant même qu’il ait pu se construire.
« On essaie de créer ce lien, ou de le recréer quand il a pu être rompu. On reprend confiance. » Ce travail est d’autant plus crucial que la recherche l’a abondamment documenté : la qualité du lien d’attachement précoce influence le développement émotionnel, social et cognitif de l’enfant sur le long terme. Selon le Postpartum Support International, le lien mère-enfant n’est pas toujours immédiat et plusieurs facteurs peuvent l’affecter : état émotionnel de la mère, traumatismes antérieurs, santé du bébé. Ce n’est ni une faiblesse, ni un échec. C’est une réalité que beaucoup de femmes vivent dans le silence.
La dépression post-partum, quant à elle, touche au moins 10 % des femmes dans la première année suivant la naissance selon les données de la littérature clinique. L’Enquête nationale périnatale 2021 montre que près de 83 % des femmes déprimées après l’accouchement présentent également des symptômes anxieux. Autant de situations où un accompagnement psychanalytique peut jouer un rôle décisif dans la reconstruction du lien et de la confiance en soi.
Un suivi accessible, en présentiel ou en visio
Erika Macédot-Guillaume reçoit dans son cabinet situé au 6 place Calixte Camelle, à Bordeaux. Pour les patients éloignés géographiquement, des séances en visio sont possibles, à condition qu’un premier contact en présentiel ait eu lieu, au moins une à deux fois par an. Une condition qu’elle pose pour garantir la qualité du suivi et la réalité du lien thérapeutique.
Elle reçoit les enfants, les adolescents, les adultes, les couples et les familles, avec une attention particulière aux questions périnatales et aux troubles du neurodéveloppement. Pour prendre contact ou en savoir plus sur ses modalités d’accompagnement, rendez-vous sur son site.




