
Hélène David : quand un héritage de six générations devient une vocation de soignante
23 mars 2026En un quart de siècle, la France a perdu 40 points dans les évaluations internationales PISA en mathématiques. Parmi les quarante pays suivis depuis 2000, seuls quatre ont fait pire. Ce n’est pas une statistique abstraite : c’est une génération d’élèves qui arrivent dans le supérieur sans les fondamentaux, une génération qui a appris à réciter sans comprendre, à appliquer sans démontrer. Et qui, souvent, a fini par croire qu’elle était nulle en maths. Jérémy Marcq, docteur en mathématiques, ancien enseignant à Harvard et Boston University, pense que ce diagnostic est faux. La question n’est pas le niveau des élèves. C’est la méthode qu’on leur a enseignée.
De Paris VI à Harvard : le parcours d’un homme qui a vu le problème de l’intérieur
Jérémy Marcq fait ses études de premier cycle à l’Université Paris VI. Il part ensuite à Londres, d’abord à Queen Mary University pour un stage de recherche en relativité générale, puis à Imperial College London où il se spécialise en théorie des cordes. Il complète ce parcours par un passage à la London School of Economics pour étudier la finance et l’économie avant de traverser l’Atlantique.
Son doctorat en mathématiques, il le passe à Tufts University à Boston. C’est ce titre qui lui ouvre les portes de l’enseignement à Harvard dès 2012, puis à Boston University. Pendant des années, il enseigne les mathématiques, la physique, l’économie et la finance à des étudiants des deux côtés de l’Atlantique. Et c’est là, au contact de ces étudiants, qu’il prend la mesure du problème.
« Durant mes années d’enseignement à l’université, j’ai pu observer la manière dont les étudiants abordaient les mathématiques, et constater leur manque de connaissance et de maîtrise des fondamentaux, générant une incompréhension du sujet », explique-t-il. Les méthodes basées sur la mémorisation ont été abandonnées au profit d’explications longues, présentées comme plus intuitives, mais souvent si alambiquées qu’elles finissent par être plus compliquées que ce qu’elles cherchent à clarifier.

Le nom d’un rebelle, la méthode d’un scientifique
En 1830, Évariste Galois avait créé son propre cours d’algèbre supérieure parce qu’il était en désaccord avec les méthodes d’enseignement de son époque. Plus d’un siècle plus tard, le groupe Nicolas Bourbaki avait provoqué l’émergence d’une génération de mathématiciens de renom en refondant l’approche pédagogique des maths françaises, au point qu’« être français » est longtemps resté synonyme « d’être bon en maths ».
C’est dans cette lignée que Jérémy Marcq a fondé Cours Galois : un atelier de mathématiques dont la méthode repose sur un principe simple que les grands pédagogues n’ont jamais abandonné. Apprendre les concepts d’abord, les appliquer ensuite. Comprendre plutôt que réciter. Démontrer plutôt que deviner.
62 semaines pour couvrir ce que l’école enseigne en dix ans
C’est le chiffre qui surprend le plus. En 62 semaines, à raison de 2h30 par semaine, la formation Cours Galois couvre l’intégralité du programme de mathématiques du collège, du lycée, et de deux années d’enseignement supérieur. Grâce à une progression rigoureuse qui élimine les redondances et replace chaque concept dans sa logique d’ensemble, ce qui prend habituellement dix ans dans le système classique se fait en dix-huit mois.
Le programme est structuré en dix niveaux : algèbre et théorie des ensembles, géométrie, mathématiques générales, algèbre linéaire, analyse, probabilités et statistiques, logique et arithmétique. Les cours se font en petits groupes de dix élèves maximum, avec une heure hebdomadaire de questions-réponses en ligne. Des stages intensifs pendant les vacances et des voyages d’étude entre Paris, Londres et Boston complètent la formation.
La formation inclut aussi l’apprentissage de Python et Mathematica pour le calcul scientifique, et de LaTeX pour la rédaction de rapports et de CV. Des outils qui sont devenus incontournables dans les études supérieures et dans de nombreux métiers.
Un livre publié chez Kendall Hunt, une reconnaissance internationale

Jérémy Marcq a formalisé sa méthode dans un manuel de référence, Fundamentals of Mathematics, publié chez Kendall Hunt Publishing Company. L’ouvrage, conçu pour couvrir l’ensemble des mathématiques du secondaire et de deux années de supérieur, inclut le calcul différentiel et intégral, les mathématiques discrètes, la logique, les probabilités et les statistiques. Il est utilisé dans ses cours à Paris et à Boston.
À qui s’adresse Cours Galois ?
La réponse courte : à tout le monde. Le programme peut démarrer dès 11 ou 12 ans pour les collégiens qui veulent prendre de l’avance. Il s’adresse aussi aux lycéens en difficulté ou qui préparent une classe préparatoire, aux étudiants qui veulent viser les meilleures universités, et aux adultes en reconversion qui ont besoin d’une remise à niveau en mathématiques pour préparer un MBA ou un Master.
Les cours se déroulent en présentiel à Paris ou à Boston, ou à domicile. Ils sont dispensés en français ou en anglais selon les besoins de l’élève. Pour les cours particuliers à domicile, les familles peuvent bénéficier de l’avance immédiate du crédit d’impôt, soit 50 % du coût pris en charge automatiquement.
À la fin du parcours, Jérémy Marcq accompagne personnellement ses élèves dans leurs candidatures aux universités américaines, britanniques ou françaises, et aux classes préparatoires aux grandes écoles.
Derrière la méthode, une conviction
Ce que Cours Galois défend, au fond, c’est que l’échec en mathématiques n’est pas une fatalité. Que les élèves qui arrivent en terminale convaincus d’être « nuls en maths » ont simplement été mal enseignés. Que la rigueur n’est pas un obstacle à la compréhension, mais au contraire ce qui la rend possible. Et que réconcilier un élève avec les mathématiques, c’est souvent lui donner les outils pour se réconcilier avec sa propre capacité à raisonner.
Dans un monde où la maîtrise des mathématiques conditionne l’accès à des filières de plus en plus nombreuses, de l’informatique à la finance en passant par la médecine, l’enjeu dépasse largement la salle de classe.




