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25 février 2026Pendant des siècles, ils ont soigné en Orient. En Occident, on les a ignorés, diabolisés, réduits à de simples ingrédients de cuisine. Aujourd’hui, la science leur donne raison. Et une poignée de pionniers français ont décidé de ne plus attendre.
Ce que la recherche dit vraiment
Ce n’est plus de l’intuition ni de la tradition orale. Les champignons médicinaux font désormais l’objet d’études sérieuses publiées dans des revues scientifiques de référence. Une recherche publiée dans Nature Reviews Neuroscience a exploré les mécanismes d’action des composés bioactifs présents dans certaines espèces, démontrant leur rôle dans la neurogenèse, la réduction du stress oxydatif et la modulation des connexions synaptiques. Autrement dit, ces organismes agissent directement sur la plasticité cérébrale.
Plus frappant encore, une étude menée par l’Université Nationale de Singapour sur 600 seniors a révélé qu’une consommation régulière de champignons riches en ergothionéine réduisait de 50% le risque de déclin cognitif léger. Un résultat qui a de quoi faire réfléchir, à l’heure où les maladies neurodégénératives représentent un enjeu de santé publique majeur selon l’OMS.

Mycelab : quand la pharmacie rencontre la mycologie
C’est au cours de ses études de pharmacie qu’Alexandra Courio a le coup de foudre. Un cours sur les champignons, et tout bascule. Elle abandonne la voie toute tracée de l’officine, rejoint l’ESSEC en master entrepreneuriat, et crée Mycelab en 2018, premier laboratoire français spécialisé dans les compléments alimentaires à base de champignons biologiques.
Son approche tranche avec les tendances marketing qui fleurissent dans le secteur du bien-être. Chez Mycelab, chaque formule repose sur des études scientifiques internationales. Les compositions associent champignons médicinaux, plantes adaptogènes et algues, en sélectionnant uniquement les ingrédients dont l’efficacité est documentée. La traçabilité des matières premières, le sourcing rigoureux, les normes de fabrication : rien n’est laissé au hasard.
Ce qui rend les champignons uniques
Les champignons sont les seuls organismes vivants à synthétiser la L-ergothionéine, un acide aminé essentiel reconnu par la communauté scientifique comme l’un des antioxydants les plus puissants identifiés à ce jour. Leurs bêta-glucanes interagissent avec notre microbiote et stimulent la production de cellules immunitaires. Ils contiennent plus de 150 nutriments, parmi lesquels des enzymes, des prébiotiques, des vitamines du groupe B et des précurseurs de vitamine D. L’ANSES souligne d’ailleurs l’importance des antioxydants dans la prévention du stress oxydatif cellulaire.
Cinq formules, cinq territoires
La gamme B-CARE de Mycelab ne répond pas à une logique de catalogue, mais à une logique de physiologie. Chaque cure cible un territoire précis de notre bien-être, en combinant champignons médicinaux, extraits de plantes adaptogènes et algues sélectionnées pour la concentration de leurs principes actifs.
B-VITALITY s’adresse à ceux que la fatigue chronique a fini par convaincre de baisser les bras. Le Cordyceps, champignon de longévité utilisé depuis des siècles en médecine tibétaine, est au cœur de cette formule. Il agit en synergie avec d’autres actifs adaptogènes pour soutenir le métabolisme énergétique, réduire la fatigue mentale et aider l’organisme à trouver son équilibre dans les périodes de surcharge.
B-IMMUNITY mobilise les défenses naturelles de l’organisme. Ses champignons bioactifs, dont les bêta-glucanes sont désormais bien documentés par la recherche, renforcent la résistance immunitaire, améliorent le fonctionnement du système lymphatique et aident à contenir les maladies bénignes, notamment virales. Une formule pensée pour les transitions saisonnières autant que pour le quotidien fragilisé.
B-BRAIN est sans doute la formule la plus emblématique de la démarche Mycelab. Elle s’appuie sur le Lion’s Mane, le champignon à la crinière blanche, dont la capacité à stimuler la production de NGF, le Nerve Growth Factor, est attestée par plusieurs études publiées dans des revues scientifiques internationales. Le NGF est une protéine indispensable à la reconstruction des fibres nerveuses, à la croissance neuronale et au maintien des fonctions cognitives. Associé à d’autres actifs ciblant la concentration et la mémoire de travail, B-BRAIN s’adresse autant aux étudiants en période d’examens qu’aux professionnels dont le cerveau n’a plus le droit de flancher.
E-CELL joue sur un autre tableau : celui de la protection cellulaire. La L-ergothionéine qu’il renferme est, rappelons-le, synthétisée exclusivement par les champignons dans la nature, notre organisme ne sait pas la produire seul. À cela s’ajoutent les polysaccharides du Reishi, dont l’action antioxydante puissante neutralise les radicaux libres et contribue à freiner le vieillissement cellulaire prématuré. Une formule conçue pour le temps long.
E-XCARE, enfin, s’attaque au confort articulaire. Sa composition intègre des champignons aux propriétés anti-inflammatoires documentées, capables d’inhiber la synthèse des leucotriènes responsables des processus inflammatoires, tout en soutenant la résistance du cartilage. Une réponse naturelle aux douleurs articulaires qui n’a pas vocation à remplacer un traitement médical, mais à l’accompagner efficacement.

Un marché qui s’éveille, une France encore en retard
Aux États-Unis, la FDA a accordé dès 2018 le statut de « thérapie innovante » à un médicament à base de psilocybine développé par la start-up Compass Pathways pour traiter la dépression. Le marché mondial des champignons adaptogènes pesait 66 milliards de dollars et devrait doubler d’ici 2030.
En France, la réglementation est encore timide. Les champignons y sont officiellement classés comme légumes, ce qui limite leur valorisation thérapeutique. Pourtant l’ANSES reconnaît les intérêts nutritionnels de certains champignons dans le cadre d’une alimentation équilibrée. Et les initiatives comme Mycelab prouvent qu’il est possible de construire une offre sérieuse, scientifiquement fondée, sans attendre que la législation rattrape la réalité du terrain.
Pour découvrir la gamme Mycelab : mycelab.fr
Questions-Réponses
Les champignons médicinaux sont-ils vraiment efficaces ou c’est du marketing ?
La question mérite d’être posée. Le marché du bien-être est rempli de promesses sans fondement. Les champignons médicinaux font exception : ils sont étudiés depuis des décennies par la recherche internationale, notamment en Asie où la médecine traditionnelle les utilise depuis plus de 2000 ans. Aujourd’hui, des publications scientifiques sérieuses documentent leurs effets sur le système immunitaire, les fonctions cognitives et la gestion du stress. Ce n’est pas de la tendance, c’est de la biochimie.
Peut-on en consommer tous les jours sans risque ?
Dans le cadre d’une supplémentation raisonnée et bien formulée, oui. Alexandra Courio, fondatrice de Mycelab et docteure en pharmacie, insiste sur l’importance du dosage et de la qualité des matières premières. Certains champignons comme le chaga doivent être consommés avec précaution pour ne pas surcharger les reins. C’est précisément pour cela que le recours à des laboratoires sérieux, avec des formules scientifiquement calibrées, fait toute la différence.
Pourquoi la France est-elle aussi en retard sur ce sujet ?
Parce que les champignons y sont encore officiellement classés comme des légumes, ce qui empêche de les commercialiser pour leurs vertus thérapeutiques. Aux États-Unis, la FDA a déjà accordé le statut de thérapie innovante à certains traitements à base de champignons. En France, les mentalités bougent doucement, portées par une nouvelle génération d’entrepreneurs scientifiques comme Alexandra Courio qui font le travail de pédagogie que les institutions n’ont pas encore fait.
Comment choisir ses compléments à base de champignons ?
Trois critères essentiels : la traçabilité des matières premières, la concentration en principes actifs et la transparence sur les formules. Un bon complément précise l’espèce exacte utilisée, son origine et son mode d’extraction. Méfiez-vous des produits qui mélangent tout sans dosage précis. La mycothérapie est une science, pas un folklore.




